J'irai me perdre
avec chacun des chats
perdus du monde
petites absences
petits silences
stridents.
vendredi 24 mai 2013
lundi 13 mai 2013
Somnolence
L'aspirateur démarre
derrière nos yeux
il souhaite nous faire disparaître
plus on sera
absents de nos vies
plus le temps retournera
à l'expéditeur
on attend sans patience
le recul des armées
on attend de
se réveiller
dans nos chambres
dormir deviendra
une forêt.
derrière nos yeux
il souhaite nous faire disparaître
plus on sera
absents de nos vies
plus le temps retournera
à l'expéditeur
on attend sans patience
le recul des armées
on attend de
se réveiller
dans nos chambres
dormir deviendra
une forêt.
lundi 22 avril 2013
Insomnie iPad (dans mon lit)
Passé deux heures du matin
sortir des draps pour
attraper le taxi
le verglas le porte-monnaie vide
elle avait écrit
je cherche quelqu'un pour boire
il y a un an ou un siècle
ce n'est pas de la nostalgie
ni des regrets à peine des souvenirs
effilochés
des ruisseaux sur l'oreiller
à force de chercher des moyens
de refuser de naître
les oiseaux retournent dans leurs coquilles
plumes douces comme les alarmes incendie
jamais tirées sur les murs de nos enfances
nous marquons les jours
nos squelettes sont minuscules
et ne font aucun bruit.
lundi 25 mars 2013
L'air circule dans les chambres noires
On est reliés sans le savoir
par les ventricules
ne reste de nous que vapeurs
illisibles des traces on ne peut remonter
le fil des conversations
mauvais rêves froissés jetés
à côté de la corbeille ils nous en voudront
d'échouer à atteindre la cible
de tout oublier
la compagnie rappelle les modèles
espoirs défauts de fabrication ils risquent
de nous exploser au visage
à se retrouver à faire
semblant de vivre
dans nos têtes tunnels
nos coeurs glissement de terrain.
par les ventricules
ne reste de nous que vapeurs
illisibles des traces on ne peut remonter
le fil des conversations
mauvais rêves froissés jetés
à côté de la corbeille ils nous en voudront
d'échouer à atteindre la cible
de tout oublier
la compagnie rappelle les modèles
espoirs défauts de fabrication ils risquent
de nous exploser au visage
à se retrouver à faire
semblant de vivre
dans nos têtes tunnels
nos coeurs glissement de terrain.
mardi 19 mars 2013
dimanche 10 mars 2013
Sous-sol d'église
Le ciel a cessé de se teindre les cheveux
depuis deux semaines mes bouteilles
pissent comme des gouttières
mon temps investi
allongé le long des jambes des poètes des romanciers
ils parlent de leurs oeuvres
tempêtes branches d'arbres tueurs en série robes de mariée
je suis l'oreiller des
éditeurs leurs livres à venir
j'écoute je suis patient les dents serrées
l'ego en laisse
attend son tour il jappe
que je le noie l'étouffe
l'écorche le flatte
l'ego attend son tour
l'ego attend
l'ossetie.
depuis deux semaines mes bouteilles
pissent comme des gouttières
mon temps investi
allongé le long des jambes des poètes des romanciers
ils parlent de leurs oeuvres
tempêtes branches d'arbres tueurs en série robes de mariée
je suis l'oreiller des
éditeurs leurs livres à venir
j'écoute je suis patient les dents serrées
l'ego en laisse
attend son tour il jappe
que je le noie l'étouffe
l'écorche le flatte
l'ego attend son tour
l'ego attend
l'ossetie.
lundi 4 mars 2013
Réconciliation
On commence à boire
tôt dans la soirée
jusqu'à la fermeture du bar
on continue dans un after
puis on revient chez moi
il fait clair
il est huit heure du matin
on boit encore jusqu'à
quatre heures de l'après-midi.
La traversée du glacier
à dérouler des paroles
à rejouer l'histoire
comme si on pouvait
se rendre quelque part
réparer les cassures
y comprendre quelque chose
le vide s'aggrandi à mesure.
Qu'est-ce qu'on cherche
au fond des bouteilles
on va tomber dedans
le lendemain de veille
durera mille ans.
On dort vingt heures
le deux mars disparaît.
tôt dans la soirée
jusqu'à la fermeture du bar
on continue dans un after
puis on revient chez moi
il fait clair
il est huit heure du matin
on boit encore jusqu'à
quatre heures de l'après-midi.
La traversée du glacier
à dérouler des paroles
à rejouer l'histoire
comme si on pouvait
se rendre quelque part
réparer les cassures
y comprendre quelque chose
le vide s'aggrandi à mesure.
Qu'est-ce qu'on cherche
au fond des bouteilles
on va tomber dedans
le lendemain de veille
durera mille ans.
On dort vingt heures
le deux mars disparaît.
lundi 25 février 2013
En diagonale
Ossetie de journée
terne à lire de la poésie
debout dans la cuisine le comptoir
décolle les meubles
glissent contre les murs la fenêtre
te brûle l'épaule les calorifères t'annoncent
ils veulent rompre
le temps de chercher quoi
lancer dans la ruelle tout fend
de travers c'est l'ordre qui demande
un fracas si on chute un vertige
si on tombe trop de branches
un monde en pente une vie en diagonale.
terne à lire de la poésie
debout dans la cuisine le comptoir
décolle les meubles
glissent contre les murs la fenêtre
te brûle l'épaule les calorifères t'annoncent
ils veulent rompre
le temps de chercher quoi
lancer dans la ruelle tout fend
de travers c'est l'ordre qui demande
un fracas si on chute un vertige
si on tombe trop de branches
un monde en pente une vie en diagonale.
samedi 2 février 2013
Glitch bogue fuck
Ta vie de scrolling
latéral forcé
de time limit écoulé
ta vie à tomber
sous le rebord de l'écran
à répétition
à foncer aveugle dans les ennemis
ta vie à perdre tes réflexes
sans continue
sans checkpoint
à recommencer le même tableau
ta vie la même musique
en boucle
ta vie de cassette
qui refuse de fonctionner
ta vie à
souffler sur les connecteurs
ta vie en dehors de ton
enfance
ta vie ressemble
à un mauvais hack
chinois pirate
sans manuel d'instruction
ta vie game over
à attendre que ça load
ton coeur crashe
ton coeur redémarre
ta vie déboguée de son amour
ta vie erreur de lecture
aucun signal détecté
ta vie défectueuse de
données illisibles
allez
recommence
jusqu'à t'étrangler avec la
manette
encore une fois recommence
ossetie encore
toute la nuit s'il le faut
jusqu'à vaincre
le boss de la fin
s'en débarasser
sans y penser
les yeux fermés
sans effort
formalité
générique
c'est fini
on y pense plus
aux jeux qui boguent
qui glitchent
qui fuckent
aux machines de poussière
à l'enfance vaporisée
aux amours interrupteurs
c'est fini
t'as enfin fait
le tour
de la cassette.
latéral forcé
de time limit écoulé
ta vie à tomber
sous le rebord de l'écran
à répétition
à foncer aveugle dans les ennemis
ta vie à perdre tes réflexes
sans continue
sans checkpoint
à recommencer le même tableau
ta vie la même musique
en boucle
ta vie de cassette
qui refuse de fonctionner
ta vie à
souffler sur les connecteurs
ta vie en dehors de ton
enfance
ta vie ressemble
à un mauvais hack
chinois pirate
sans manuel d'instruction
ta vie game over
à attendre que ça load
ton coeur crashe
ton coeur redémarre
ta vie déboguée de son amour
ta vie erreur de lecture
aucun signal détecté
ta vie défectueuse de
données illisibles
allez
recommence
jusqu'à t'étrangler avec la
manette
encore une fois recommence
ossetie encore
toute la nuit s'il le faut
jusqu'à vaincre
le boss de la fin
s'en débarasser
sans y penser
les yeux fermés
sans effort
formalité
générique
c'est fini
on y pense plus
aux jeux qui boguent
qui glitchent
qui fuckent
aux machines de poussière
à l'enfance vaporisée
aux amours interrupteurs
c'est fini
t'as enfin fait
le tour
de la cassette.
mardi 1 janvier 2013
Nouvel an
La lune fait de la fièvre
le fleuve n'a rien mangé depuis des jours
les rues pissent leurs derniers chars
l'horloge tousse ses secondes
dans la maison d'hiver
ma mère dort
mon père dort
mon frère dort
au ralenti tout se mets en place
pour la prochaine année d'insomnie.
le fleuve n'a rien mangé depuis des jours
les rues pissent leurs derniers chars
l'horloge tousse ses secondes
dans la maison d'hiver
ma mère dort
mon père dort
mon frère dort
au ralenti tout se mets en place
pour la prochaine année d'insomnie.
jeudi 27 décembre 2012
45 centimètres
On va te laisser dormir sous les bancs de neige
t'oublier repliée tes os blancs soudés dans la glace
sans ton visage la gratte ne pourra pas te reconnaître
tu y resteras longtemps un char qu'on ne veut pas déblayer
on va te laisser dormir tu vas fondre au printemps.
t'oublier repliée tes os blancs soudés dans la glace
sans ton visage la gratte ne pourra pas te reconnaître
tu y resteras longtemps un char qu'on ne veut pas déblayer
on va te laisser dormir tu vas fondre au printemps.
vendredi 14 décembre 2012
Fin des émissions
Au nord
on ramasse nos petites noirceurs
on recommence les mêmes tableaux
on bouge à peine
les signes on les ramasse
avec un arrache-cil
on les invente
si on ne les voit pas
on est habitué
c'est des ombres
on s'est trompés
tu as encore de la peau
les mêmes cheveux
doux à regarder
n'oublies pas
de changer ton numéro de téléphone
de ne jamais répondre
de vider la place
je n'ai pas de mains
ta musique brise des nuques
t'habites hors de portée
les météorites sont fatigués
de ne jamais atteindre le sol.
on ramasse nos petites noirceurs
on recommence les mêmes tableaux
on bouge à peine
les signes on les ramasse
avec un arrache-cil
on les invente
si on ne les voit pas
on est habitué
c'est des ombres
on s'est trompés
tu as encore de la peau
les mêmes cheveux
doux à regarder
n'oublies pas
de changer ton numéro de téléphone
de ne jamais répondre
de vider la place
je n'ai pas de mains
ta musique brise des nuques
t'habites hors de portée
les météorites sont fatigués
de ne jamais atteindre le sol.
lundi 10 décembre 2012
Fumer des exs
Par paquet de douze
l'âme en sloche
mouille ton entrée
tu peux partir
je parlerai plus jamais
de rien.
l'âme en sloche
mouille ton entrée
tu peux partir
je parlerai plus jamais
de rien.
jeudi 29 novembre 2012
Novembre neige
Tu ne prend plus la peine
d'écrire des poèmes
t'es saoul trop souvent
pour te pencher là-dedans
la nuit tout est blanc
son sourire découpe des prières
derrière tes paupières
longtemps perforées
gémissement de peau
calcinée comme une année de trop
tu es fermé sans organes
dans l'habitacle de lumière
à bout de bras
tu te lances au loin
percutes tes souvenirs
l'alcool perce les murs
rôde dans les rues
c'est l'hiver
ton lit manque de bras
tes draps manquent de sueur
ton corps manque sa chute
tu gaspilles ton sang
en petits rêves informes
amours fausse-couche
tu dormiras dedans
longtemps aveugle à surnager
étourdi le plafond spinne
avec les caresses des fantômes
glace sèche fichée entre les épaules
il fait froid et
tu vis seul depuis un an.
d'écrire des poèmes
t'es saoul trop souvent
pour te pencher là-dedans
la nuit tout est blanc
son sourire découpe des prières
derrière tes paupières
longtemps perforées
gémissement de peau
calcinée comme une année de trop
tu es fermé sans organes
dans l'habitacle de lumière
à bout de bras
tu te lances au loin
percutes tes souvenirs
l'alcool perce les murs
rôde dans les rues
c'est l'hiver
ton lit manque de bras
tes draps manquent de sueur
ton corps manque sa chute
tu gaspilles ton sang
en petits rêves informes
amours fausse-couche
tu dormiras dedans
longtemps aveugle à surnager
étourdi le plafond spinne
avec les caresses des fantômes
glace sèche fichée entre les épaules
il fait froid et
tu vis seul depuis un an.
vendredi 23 novembre 2012
Drunk sur la plaza
Tu reviens d'un show
électro crunchy comme ton commodore 64
les yeux fermés tu te balances
doucement dans ton absence
t'écoutes pas la bonne musique
y'a juste des gars dans la place
sauf deux filles les amies de ton ami
mais il se sauve sans les saluer
sans leur faire la bise sans rien
pis toi tu le suis dehors
comme un sauvage
comme un décapité du savoir vivre
il disparaît à beaubien tu fonces sur la plaza
st-hubert déserte presque minuit
vers le nord seul après deux bières
déjà drunk enroulé
de milliards de robes de mariée
elles trouveront jamais preneur
hurlantes dans leurs vitrines
tu y crisserais le feu
jusqu'à la lune
tu leur pisserais dessus
pour les éteindre
tu leur ris dans le collet
poitrines creuses en spécial
rêves vente de fermeture
alliances de carton
noces de vidanges.
électro crunchy comme ton commodore 64
les yeux fermés tu te balances
doucement dans ton absence
t'écoutes pas la bonne musique
y'a juste des gars dans la place
sauf deux filles les amies de ton ami
mais il se sauve sans les saluer
sans leur faire la bise sans rien
pis toi tu le suis dehors
comme un sauvage
comme un décapité du savoir vivre
il disparaît à beaubien tu fonces sur la plaza
st-hubert déserte presque minuit
vers le nord seul après deux bières
déjà drunk enroulé
de milliards de robes de mariée
elles trouveront jamais preneur
hurlantes dans leurs vitrines
tu y crisserais le feu
jusqu'à la lune
tu leur pisserais dessus
pour les éteindre
tu leur ris dans le collet
poitrines creuses en spécial
rêves vente de fermeture
alliances de carton
noces de vidanges.
mercredi 21 novembre 2012
La fenêtre enserre comme un étau
Je veux te montrer
l'impasse où j'existe
les freins les murs les chiens
planent à ma poursuite
regarde
allongé je gaspille le jour
je fixe le ciel
en expédition immobile
à ne plus franchir
les rebords de mon lit
avalanche
enseveli
j'embouteille mes veines
avec
l'increvable stupidité fondamentale
de me vouloir désiré.
l'impasse où j'existe
les freins les murs les chiens
planent à ma poursuite
regarde
allongé je gaspille le jour
je fixe le ciel
en expédition immobile
à ne plus franchir
les rebords de mon lit
avalanche
enseveli
j'embouteille mes veines
avec
l'increvable stupidité fondamentale
de me vouloir désiré.
samedi 17 novembre 2012
Dead Tired
Nos appartements sont des corridors
on se perdra en chemin
en grimpant dans nos lits
on a chacun nos machines
alignées si elles brisent on les remplace
comme nos amours
les électroménagers jusqu'au plafond
entonnent un hymne
de moteur de motoneige scrap
remplir noyer l'espace
le jeter en punition sur le balcon
on a vu l'espoir ses yeux jaunes
ton char roule dessus.
on se perdra en chemin
en grimpant dans nos lits
on a chacun nos machines
alignées si elles brisent on les remplace
comme nos amours
les électroménagers jusqu'au plafond
entonnent un hymne
de moteur de motoneige scrap
remplir noyer l'espace
le jeter en punition sur le balcon
on a vu l'espoir ses yeux jaunes
ton char roule dessus.
mercredi 14 novembre 2012
Gratitude
Merci pour
les mains capables
de saisir un livre
les yeux capables
de s'ouvrir
de lire
merci pour
la caféine qui souffle
un grand-prix dans mes
veines
merci pour
le sommeil qui arrive à l'heure
depuis que je bois trop
merci pour
les ciseaux de castration
les enfants en laisse
merci pour
les interrupteurs à l'envers
merci de confondre
le flash aveuglant
avec l'éveil
même si je sais bien
ce n'est rien d'autre
qu'une ampoule qui brûle.
les mains capables
de saisir un livre
les yeux capables
de s'ouvrir
de lire
merci pour
la caféine qui souffle
un grand-prix dans mes
veines
merci pour
le sommeil qui arrive à l'heure
depuis que je bois trop
merci pour
les ciseaux de castration
les enfants en laisse
merci pour
les interrupteurs à l'envers
merci de confondre
le flash aveuglant
avec l'éveil
même si je sais bien
ce n'est rien d'autre
qu'une ampoule qui brûle.
mardi 13 novembre 2012
Je ne me souviens pas d'avoir écrit ce poème
Ô ultrabière
de désir castré tu ne
paie rien pour attendre tu verras
qui a la plus longue
absence incompréhensible
la vapeur te regarde
un lit des chats d'autres
retours à la ligne
il n'y a rien à
expurger
personne ne lit rien
je pourrais mettre en
ligne
les morceaux rejetés
personne
nulle part
n'en saura rien.
de désir castré tu ne
paie rien pour attendre tu verras
qui a la plus longue
absence incompréhensible
la vapeur te regarde
un lit des chats d'autres
retours à la ligne
il n'y a rien à
expurger
personne ne lit rien
je pourrais mettre en
ligne
les morceaux rejetés
personne
nulle part
n'en saura rien.
dimanche 11 novembre 2012
Rituel
Tous mes sacs sont troués
abrité sous mon capuchon
je verse le scotch dans le verre à eau
penche la tête à l'embouchure
penche la tête pour mieux l'ouvrir
ferme les yeux
ferme les archives
prend un grand respir
les vapeurs brûlent quelque chose
mais quoi
il n'y a pas de manuel d'instruction
pour atteindre le fond
de la bouteille
avant même de boire
la moindre gorgée
le contenu entier de l'appartement
glisse dehors.
abrité sous mon capuchon
je verse le scotch dans le verre à eau
penche la tête à l'embouchure
penche la tête pour mieux l'ouvrir
ferme les yeux
ferme les archives
prend un grand respir
les vapeurs brûlent quelque chose
mais quoi
il n'y a pas de manuel d'instruction
pour atteindre le fond
de la bouteille
avant même de boire
la moindre gorgée
le contenu entier de l'appartement
glisse dehors.
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